Mestre Lio

Le parcours du maître de capoeira, Mestre Lio

Autobiographie de Mestre Lio

Je me nomme Eli Pereira De Santana et suis né à Salvador de Bahia le 25 Novembre 1959, fils de Marcionilho Lima De Santana et de Dalva Pereira De Santana, je possède donc la nationalité brésilienne.


Ma passion pour la capoeira à débutée lorsque, à l'âge de 9 ans, sur l'invitation de mon regrété père, j'ai été amené au Mercado Modelo pour assister à une roda, et j'ai été enchanté par la musique, les mouvement syncronisés et les jeux saisissant auxquels se livraient les pratiquants, ces derniers semblant ne pas subir l'effet de la force gravitationnelle, sautant très aisément par-dessus des personnes en se tenant debout.
Hypnotisé par ce que j'ai vu et n'ayant pas de maître, j'ai commencer à pratiquer tout seul avec un fort désir d'apprendre, et j'ai obtenu de bon résultats.


De 13 à 15 ans, l'une de mes voisines, nommée Martinele, en voyant mes efforts et mon dévouement, a souhaité m'aider en me présentant un maître, Boca do Mundo, qui enseignait à des enfants à l'Ecole de Police Militaire; j'ai été soumis à un test que j'ai passé avec succès, en reproduisant un jeu semblable à celui de ses meilleurs élèves, gagnant ainsi la sympathie du maître, et j'ai ensuite fait parti de se groupe de capoeira.


A 15 ans, alors que j'avais déjà bien progressé dans mon apprentissage de la capoeira, j'ai commencé à fréquenter les groupes de la Légion de la Boa Vontade, avec le professeur Vandinho (Evandro), qui, outre la capoeira, enseignait le maculélê, la puxada de rede, la samba, avec leurs variétés chorégraphiques en faisant de nombreuses représentations à Salvador.


Lorsque j'ai eu 16 ans, j'entendais toujours parler de la réputation de l'enseignement de Maître Zê Mario (José Mário de Jesus), le professeur Vandinho m'a encouragé à faire partie de l'Académie de Capoeira Angola Senzala de Bahia, comme on l'appelait. L'iniciation passée m'a permis de devenir très entreprenant et j'ai reçu le grade de ruban de soie violet à mettre autour du coup, symbole de proteccion contre les coup de couteau. Au vu de l'évolution notoire des entraînements, le maître m'a fait bénéficier d'entrainement secret, en me formant et en me conditionnant de plus en plus, de manière accélérée et systématique, de sorte que j'ai été moi-même surpris.
Au bout d'un an environ, j'ai reçu le grade de ruban noir, devenant ainsi contremaître de notre éstimée académie, hommage public officialisé lors de cette formation : le baptême.


Tout en m'entraînant avec mon maître, j'ai pu saisir à 18 ans, l'opportunité de faire partie du Groupe Folklorique Afrô-Bahia, en tant que professionnel avec un salaire mensuel, en organisant des présentations au restaurant de Alto de Ondina, avec Maître Vermelho, et nous avons réalisé de nombreuses présentations au sein de et à l'extérieur de l'état. Au cours de cette période, j'ai connu de bons capoeiristes et ces variantes et styles différents ont considérablement enrichi mes connaissances. 
3 ans après, j'ai été invité par le professeur Velho (Zênio) à enseigner à Itapedinga, une ville située à l'intérieur de l'état, aux soldats du bataillon de police ainsi qu'à des étudiants d'un collège. Peu de temps après, le capitaine du bataillon de police m'a fait une proposition pour enseigner dans la ville de Vitôria da Conquista, mais comme mon père avait besoin de mes services pour d'important travaux, j'ai accédé à sa demande, en retournant à Salvador.


Puisque je me trouvais à Salvador, j'ai repris les entraînement avec mon maître, et ai obtenu les grades suivants:


             -à 19 ans: 2ème DAN
            -à 20 ans: 3ème DAN
            -à 21 ans: 4ème DAN
            -à 22 ans: 5ème DAN (Maître), tous avec le ruban de soie.


En 1984 et 1985, Maître Mário m'a transféré toutes les responsabilités de l'Académie en tant que Maître, ainsi a surgi une nouvelle ère de capoeiristas.


En 1986, en raison du niveau atteint dans cet art martial, mon groupe à cessé d'utiliser les ruban autour du cou, pour le porter à la taille, comme une sorte de grade obtenu.


En 1995, j'ai ouvert de nouveaux groupes de capoeira à Sítio Novo, Catu, Alagoinha et Panelas, alors que je demeurais à Sítio Novo, une standardistes de cette ville m'a donné une chance de pouvoir enseigner la capoeira en tant que matière scolaire pendant 6 mois auprès d'un professeur d'histoire qui, avec ses élèves, apprenait avec moi les merveilleuses techniques de notre art martial afro-brésilien, à la faculté UNEB à Alagoinhas.


Fin 1999, Maître Marinoel, un élève à moi, mais aussi de mon maître, m'a convié par téléphone à participer à un festival dans la ville de Nantes, en France. J'ai été très honoré de ce souvenir et de cette invitation ce jour-là. J'ai aussitôt compris que cela valait le coup d'avoir rêvé, car mon rêve est devenu réalité. Mon voyage en France a eu lieu en Avril 2000, j'y ai passé 6 mois, en renouvelant mon visa au milieu du séjour, lorsqu'est apparue l'association de capoeira Axé Brasil.


Une fois le visa expiré, je suis retourné au Brésil pour traiter des affaires personnelles et suis revenu en France en octobre 2001; à cette même période, l'association Axé Brasil à été fondé à Salvador de Bahia, en tant qu'association de bienfaisance accueillant des personnes déficientes et à faibles revenus.


En février 2002, je suis retourné au Brésil pour régulariser les documents officiels mais je suis revenu en France le même mois.


En 2003 et 2004, avec beaucoup de persévérance et d'optimisme, j'ai continué de mettre en place de nombreux cours de capoeira, et grâce à Dieu, j'y suis parvenu !